L’Initiative Citoyenne Européenne – « Minority SafePack » – Un million de signature pour la diversité à travers l’Europe

L’ICE

L’Initiative Citoyenne Européenne existe depuis la Commission de Jean Claude Juncker (2014-2019) afin de rendre “l’Union européenne plus démocratique et plus transparente”.
Il s’agit d’intégrer dans le processus législatif de l’Union européenne une part de démocratie participative en donnant aux citoyens européens « la possibilité d’exprimer leurs préoccupations d’une manière très concrète et d’influer sur le programme politique et législatif de l’UE ». En cela, l’ICE est une manière pour les citoyens d’interpeller la Commission sur un sujet spécifique qui leur importe afin qu’elle propose des mesures législatives.
Pour lancer une ICE il faut sept citoyens majeurs issus d’au moins sept Etats membres différents et doivent donc former un comité de citoyen afin d’amorcer l’écriture de l’initiative. Une fois formé, le comité enregistre sa proposition sur le site de la Commission et aura alors 12 mois pour collecter au minimum 1 million de signatures de personnes majeures issus de 7 Etats membres différents.

L’ICE Minority SafePack

Cette ICE a été enregistrée par la Commission Européenne le 4 avril 2017. Les collectes des signatures ont pu commencer ce jour et aboutir un an après, donc le 4 avril 2018. Elle a récolté en tout 1 123 422 signatures issues de 28 pays différents. Cette initiative a été validé le 1er janvier 2021 et a fait l’objet d’une réponse par la Commission le 15 janvier 2021.
L’objet de cette ICE et de proposer un ensemble de législations pour la protection des minorités nationales, et plus généralement une série d’actes en faveur des droits des minorités, et notamment les droits de leurs langues et la protection de leurs cultures.

9 mesures enregistrées par la Commission Européenne

1.Recommandation de l’UE pour la défense et la promotion de la diversité culturelle et linguistique
2.Programme de soutien pour petites communautés linguistiques
3.La création d’un Office pour la diversité linguistique
4.Admission de la protection des minorités nationales et de la promotion des diversités culturelles et linguistiques aux projets du Fonds de l’Union Européenne pour le Développement Régional
5.Faire avancer la recherche sur la plus-value procurée par les minorités dans nos sociétés et en Europe
6.Ambitionner l’égalité pour les minorités sans Etat (exemple des Rom)
7.Une loi européenne ambitieuse pour les droits fondamentaux afin que les médias et services en langues maternelles soient protégées
8.Liberté de création et d’utilisation de contenus audiovisuels dans les régions de minorités
9.Insertion sans condition des minorités dans les programmes régionaux et nationaux de conservations culturelle, des médias et du patrimoine.

 

Sources :

http://www.minority-safepack.eu/#stories

https://europa.eu/citizens-initiative/node/406_fr

https://europa.eu/citizens-initiative/initiatives/details/2017/000004_fr

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32017D0652

Brexit : quel accord entre le Royaume Uni et l’Union européenne ?

Le passage en 2021 a marqué l’Union européenne : c’est en effet le 1er janvier que la sortie du Royaume-Uni de l’organisation est devenue effective. Le Brexit a commencé en 2016, suite au référendum lors duquel les Britanniques se sont prononcés en faveur d’un Brexit. 4 ans : c’est le nombre d’années qui furent nécessaires pour trouver un accord entre l’organisation et le Royaume-Uni afin de déterminer les conditions et conséquences de ce Brexit.

C’est le 24 décembre 2020 que le Deal est trouvé entre Londres et Bruxelles, une semaine avant la sortie du Royaume-Uni du Marché unique et de l’Union douanière. Cet accord doit cependant être ratifié par le Parlement européen à l’occasion d’une session plénière au mois de février 2021. Un dernier vote qui mettrait donc fin à quatre ans d’un intense feuilleton de négociations ouvert en mars 2017.

Alors, de quoi est constitué l’accord “de commerce et de coopération” signé le 24 décembre 2020 ? 

Boris Johnson and Jean-Claude Juncker at the European Council summit

Le commerce :

Le principe même de l’UE repose sur le marché commun (institué par le Traité de Rome en 1957). Le Royaume-Uni voulait toujours avoir accès à ce marché géant : point accepté par l’UE. Toutefois, le Royaume-Uni devra continuer de respecter les normes ainsi que les règles européennes. Il y aura donc des contrôles aux frontières et des déclarations devront être faites pour les importations et les exportations des deux côtés.

La concurrence :

L’une des craintes de l’UE était de voir s’installer outre-Manche un paradis fiscal et donc l’instauration d’une concurrence plus que déloyale…
Mais en contrepartie de l’accord de l’accès au commerce européen, le Royaume-Uni doit respecter absolument toutes les règles : ainsi, le Royaume-Uni ne peut pratiquer aucun type de Dumping. Dans le cas où les écarts deviendraient toutefois trop élevés, l’UE aurait la capacité de réinstaurer des droits de douane.

La gouvernance :

Dans le cas où l’accord ne serait pas respecté, il faudrait donc qu’un juge ou un législateur ait la capacité de juger et de condamner. Il a donc été crée pour l’occasion un Conseil de partenariat, composé de représentants de l’UE et du Royaume-Uni et se réunira dans des configurations différentes en fonction des litiges.

La pêche :

Ce domaine est celui qui a le plus posé problème. Le Royaume-Uni reprend la possession pleine de ces pouvoirs.

La sécurité :

La coopération judiciaire et policière continuera entre l’UE et le Royaume-Uni, elle se fera via Europol et Eurojust.

Circulation des personnes :

Toutefois, il n’y a plus de libre circulation des personnes entre l’UE et le Royaume-Uni et au sein de ces espaces. Les contrôles se feront pour les courts séjours à la frontière, et pour les séjours de plus de 6 mois, il faudra un visa.
Pour les Européens désirant travailler au Royaume-Uni, il faudra un visa de travail qui sera accordé uniquement dans le cas où le salaire sera supérieur à 30 000 euros environ (afin d’éviter la course aux petits jobs).

Erasmus :

Malheureusement, le programme s’arrête, car ce programme serait trop coûteux d’après le premier ministre britannique : il ne sera donc plus possible d’aller effectuer ces études dans le cadre de ce programme. Boris Johnson souhaite tout de même lancer un nouveau programme pour permettre aux étudiants britanniques de voyager dans le cadre universitaire.


Sources : 

https://brexit.gouv.fr/sites/brexit/accueil.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/brexit-les-principaux-points-de-l-accord-entre-le-royaume-uni-et-l-union-europeenne.html

https://www.france24.com/fr/europe/20201231-accord-post-brexit-ce-qui-change-au-1er-janvier-2021

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/31/l-accord-sur-le-brexit-n-est-que-le-debut-de-longues-negociations-avec-le-royaume-uni_6064926_3210.html

Les évènements clés qui ont marqué l’Union en 2020

Nous pensons tous à la pandémie que nous traversons depuis mars 2020, mais il y a eu aussi de bonnes nouvelles telles que l’adoption de la loi climat (avec de nouveaux objectifs climatiques ambitieux), ainsi qu’un débat sur les valeurs de l’UE (notamment l’État de droit).
Voici donc un bref retour sur les moments clé de l’année 2020 :

Janvier 2020 : La Grande-Bretagne quitte officiellement l’Union européenne avec une période de transition qui se termine fin 2020. Les négociations commencent alors pour préciser les relations que le pays aura avec l’UE à l’avenir.

Mars 2020 : L’Europe est déclaré comme épicentre mondial du coronavirus par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Juillet 2020 : Un accord est proposé conjointement par la France et l’Allemagne sur un plan de relance et le budget pluriannuel de l’UE.

Août 2020 : Opposition en Biélorussie à la suite des élections, l’UE sanctionne le régime en place. Le Parlement Européen, quant à lui, attribue le prix Sakharov (pour la liberté de l’esprit) à l’opposition démocratique en Biélorussie.
Ce mois est aussi marqué par le début des tensions avec Ankara en Méditerranée Orientale.

Octobre 2020 : Deuxième vague du Covid, un bon nombre d’États membres prennent la décision de reconfiner la population.

Novembre 2020 est marqué par deux événements : tout d’abord, l’élection américaine qui pose la question de l’avenir transatlantique et par les premiers vaccins annoncés contre le coronavirus, annonçant une lueur d’espoir pour 2021.

Décembre 2020 : Le 24 décembre, un deal est enfin trouvé entre Londres et Bruxelles ! Une semaine avant la sortie du Royaume-uni de l’Union, un accord “de commerce et de coopération” est finalement adopté.

Outre la pandémie qui a monopolisé l’actualité de cette année, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi eu les explosions à Beyrouth, des incendies dévastateurs en Australie ainsi qu’en Californie ou encore le report des jeux Olympiques.


Sources :

  • https://www.touteleurope.eu/actualite/les-10-dates-qui-ont-change-l-europe-en-2020.html
  • https://fr.news.yahoo.com/15-%C3%A9v%C3%A9nements-scientifiques-marqu%C3%A9-lann%C3%A9e-154423531.html
  • https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/monde-les-dix-evenements-qui-marqueront-2020-1159631

COVID 19- Les États européens adoptent de nouvelles mesures pour freiner la pandémie

Loin de disparaître, le coronavirus reprend de l’ampleur sur le territoire européen : durcissement des restrictions, instauration de couvre-feu, re-confinement ; les États adoptent de nouvelles mesures pour freiner la pandémie.

Source : European Centre for Disease Prevention and Control

Le choix du reconfinement :

Irlande : c’est le premier État européen à reconfiner l’ensemble de sa population. C’est lundi 19 octobre que le Premier ministre Michael Martin a annoncé que cette mesure débutait dans la nuit de mercredi à jeudi et allait durer 6 semaines. En conséquence, les commerces non-essentiels devront fermer, les bars et les restaurants ne pourront servir que de la nourriture à emporter, mais les écoles resteront ouvertes. Ces mesures drastiques sont justifiées par le Premier ministre, par la volonté de « célébrer noël correctement ».

Pays de Galles : la décision a été annoncée vendredi, et sera valable pour 2 semaines. Le Premier ministre gallois Mark Drakeford a déclaré que cette mesure était la “meilleure chance [pour le Pays de Galles] de regagner le contrôle sur le virus et éviter un confinement plus long, qui ferait plus de dégâts ». Le gouvernement de Boris Johnson, lui, « résiste et défend son approche locale pour éviter un confinement national qu’il n’exclut pas cependant ».

Le choix du couvre-feu et du renforcement des mesures :

Belgique : un couvre-feu de minuit à 5 heures a été décrété à partir de ce lundi et pour 4 semaines ; accompagné de la fermeture des cafés et restaurants.

Slovénie : Le couvre-feu de 21 heures à 6 heures a suivi, lundi soir, le cas de la France.

Autriche : Les rassemblements doivent être restreints à 6 personnes dans un lieu clos et 12 à l’extérieur.

Italie : Giuseppe Conte, Premier ministre, a annoncé une nouvelle série de restrictions concernant les bars-restaurants ainsi que l’interdiction des fêtes et foires locales, sports collectifs amateurs, et l’extension du télétravail. Tandis qu’en Lombardie (région la plus touché en Italie), un couvre-feu nocturne débutera à partir de jeudi.

Royaume Uni : une nouvelle mesure concernant les déplacements aériens entre en application à partir d’aujourd’hui. Selon le Times, les voyageurs quittant le pays par avion seront suis à un dépistage une heure avant d’embarquer dans le cadre de mesures destinées à favoriser la reprise des liaison aériennes internationales.

Espagne : la ville de Burgos a rejoint mardi la liste des municipalités partiellement bouclées – dont Madrid. La région de Navarre subira le même sort à partir de jeudi.

L’utilisation d’applications de traçage obligatoire des contaminations :

Portugal : le Premier ministre Antonio Costa a décidé de « rendre obligatoire le téléchargement de « Stay Away Covid », pour mieux aider à freiner l’épidémie » et ce, malgré la polémique qui tourne autour de ce procédé.

Allemagne : ici, la « Corona-Warn-App » a atteint un record avec plus de 18 millions de téléchargements, et ce malgré l’accusation de relative inefficacité (« sur 300 000 personnes infectées dans le pays par le Covid-19 depuis le début de la pandémie, seule 3% ont déclaré leur cas via l’application »).

 


SOURCES :

Un accord européen historique

Prévu initialement sur 2 jours, c’est finalement dans la nuit de la 4ème journée de négociation, le mardi 21 juillet à l’aube, qu’un accord concernant le plan de relance économique de l’Union européenne a été adopté par le Conseil. Illustration du désaccord au sein des 27, ce prolongement témoigne de la tension qui régnait entre les États : divisés entre les pays partisans d’une relance privilégiant les subventions, et les frugaux, défenseurs d’un recours aux prêts. 

 

Jour historique pour l’Europetweeta Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron), Président de la République française, quand enfin sonna la fin des négociations intenses, ce mardi 21 juillet à 05h33 du matin ; quand le Président du Conseil, Charles Michel annonçait quant à lui la nouvelle sur son compte Tweeter (@ecopresident) par l’exclamation « Deal ! ». 

 

Pour vous, Europe Direct Paris Lafayette souligne les points principaux de cet accord :

 

  • Pour la première fois, les ressources engagées viennent de la dette européenne

La Commission sera alors autorisée à emprunter des fonds au nom de l’Union sur les marchés capitaux et ce, dans le seul but de faire face aux conséquences de la crise du COVID-19.

  • Un investissement colossal, à la hauteur de la crise

Au total, le plan de relance mobilise 750 milliards d’euros, dont 390 milliards de subventions qui seront alloués aux États les plus frappés par la pandémie. Ce sera la dette commune à rembourser par les 27.

Outre ces subventions, 360 milliards d’euros seront disponibles pour des prêts, remboursables par le pays demandeur.

  • De nouvelles ressources propres pour le budget de l’Union

L’Union va travailler, au cours des prochaines années, à l’introduction de nouvelles ressources propres. Dans un premier temps, une de ces ressources sera basée sur les déchets plastiques non recyclés. La Commission présentera également, entre autre, des propositions sur un mécanisme d’ajustement concernant la taxe carbone et la taxe numérique. 

  • Une remise pour certains États

Le Danemark,  l’Allemagne, les Pays-Bas,  l’Autriche et la Suède bénéficieront d’une réduction de leur contribution annuelle basée sur le revenu national brut [RNB]. Ces réductions sont financées par tous les États membres en fonction de leur RNB.

 

« Pour la première fois dans l’histoire européenne, le budget est lié aux objectifs climatiques, pour la première fois, de respect de l’État de droit devient une condition pour l’octroi des fonds » a annoncé Charles Michel.

 

  • Un plan de relance “vert” 

Au regard de l’importance de lutter contre le changement climatique conformément aux engagements de l’Union : les programmes et instruments devraient contribuer à intégrer les actions climatiques et à atteindre un objectif d’au moins 30% du montant global du budget de l’Union et des dépenses à l’appui des objectifs climatiques. 

  • La conditionnalité de l’État de droit

Un clin d’oeil à la Commission des libertés civiles du Parlement européen qui avait alerté, le 16 juillet, sur les violations de l’État de droit en Pologne.

Dans le contexte de la protection des intérêts financiers et de l’importance du respect de l’État de droit, en cas de manquement, la Commission proposera des mesures adoptées par le Conseil à la majorité qualifiée. 

 

Crédit : Conseil de l’Union européenne

 

↓ Vous pouvez retrouver le dissous de Charles Michel dans la vidéo ci-dessous ↓


Sources : 

Bienvenue ! Willkommen ! Benvenuto ! Schengen reprend du service

Face à un virus qui circule très rapidement la libre circulation des échanges, comme des personnes, dans l’espace Schengen peut devenir un véritable facteur de propagation de la maladie.  Après la décision des gouvernements des États membres de fermer les frontières intérieures, c’est le lundi 15 juin, que la plupart des pays européens ont levé les restrictions relatives auxdites frontières. 

Pour rappel : 22 des 27 pays de l’Union sont membres de l’espace Schengen.

Carte des États membres de l’Espace Schengen

“Avant la crise, une moyenne de 3,5 millions de personnes traversaient une frontière interne de l’Union chaque jour » rappelle Reuters ; et à cela viennent s’ajouter 14 millions d’Européens qui vivent aujourd’hui dans un État membre autre que le leur. On voit ici l’ampleur de l’importance de l’espace Schengen dans la construction européenne. 

C’est une réouverture coordonnée que souhaite la Commission européenne. En réalité, tous les États membres n’ont pas, à ce jour, suspendu les restrictions concernant les modalités d’entrée sur leur territoire. Comme les pays Balte, qui limitent dans un premier temps l’ouverture à leur pays voisins. 

D’autres restrictions concernent les voyageurs en provenance de zones où le taux d’infection est jugé trop élevé. Certains, pour finir, soumette l’entrée sur le territoire à certaines conditions  (comme un test de contamination ou un délai de quarantaine). 

Concernant le calendrier des réouvertures, il est également variable : 

  • L’Italie avait donné le signal de sa réouverture dès le 03 juin ; 
  • À l’inverse, l’Espagne ne rouvrira finalement que le 21 juin ; 
  • Le Portugal et Malte, quant à eux, ne prévoient pas de réouvrir avant le 01 juillet ; 
  • D’autres, comme la Roumanie, n’ont donné aucune date de réouverture précise.

Ces divergences, comme le souligne le journal Les Échos, « témoignent que la réouverture des frontières intérieures suit avant tout une logique sanitaire plutôt qu’une unité globale d’action ». 

À l’approche de l’été, cette ouverture est un atout majeure pour l’économie touristique, secteur que l’Europe ne pourrait se permettre de négliger. Certains doutes font cependant surface, comme en Allemagne où le Directeur de Cabinet de la Chancelière a averti que « voyager pendant les prochaines vacances pourrait accentuer le risque [d’une reprise de l’épidémie] ». Cette crainte est cependant nuancée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), qui qualifie ce risque de « maîtrisable ».

 


Sources

Gaia-X : le projet d’élaboration d’un « écosystème de la donnée » européen

Source: @cigref.fr

Les ministres français et allemand de l’Économie, Bruno Le Maire et Peter Altmaier, ont dévoilé ce jeudi les contours du projet d’élaboration d’un cloud européen. Baptisé Gaia-X, ce dernier instaurerait une véritable infrastructure de données européennes. Il devrait voir le jour en 2021.

Pourquoi développer Gaia-x ? 

En conséquence de la domination mondiale des mastodontes américains et chinois sur le marché, les entreprises européennes stockent leurs données industrielles au sein des infrastructures des géants de la technologie. Cette soumission du continent européen suscite de vives inquiétudes concernant la sécurité de ces données. Et ce d’autant plus depuis l’adoption, en 2018, par les États-Unis d’une loi extraterritoriales baptisée Cloud Act qui confère à la justice américaine le droit de perquisitionner les données – présentent dans le monde entier – si ces dernières sont hébergées par une entreprise américaine. 

Ainsi, pour donner aux entreprises européennes la possibilité de stocker plus facilement leurs données sur le territoire, sans craindre leurs transferts à l’étranger : Gaia-X vise à créer une véritable coopération entre les acteurs européens existants. 

 

Les ministres Français et Allemand de l’économie : Bruno Le Maire (à droite) et Peter Altmaier (à gauche). @REUTERS

Peter Altmaier : “ Les informations pourront circuler sans difficulté entre les acteurs économiques pour augmenter leur performance et créer de nouveaux services”.

Ses objectifs :

  • La reconquête de la souveraineté numérique de l’Europe ; 
  • Assurer la sécurité des données des entreprises du territoire

En ce sens, le 4 juin dernier, les 22 entreprises participantes (11 allemandes et 11 françaises) officialisent l’organisation dans laquelle elles se sont rassemblées pour fournir un cadre à Gaia-X. 

Tous les membres de ladite organisation s’engagent à suivre les principes suivants :

  • Garantir la souveraineté des données, leur disponibilité, leur interopérabilité, leur portabilité,
  • Promouvoir la transparence.

 

Une volonté de favoriser l’interopérabilité et la portabilité

→ L’interopérabilité c’est la possibilité de communication entre les systèmes. Dans le projet on la retrouve au travers de la création d’un référentiel qui recense l’ensemble de services. 

→Le principe de portabilité, a quand à lui pour objectif de faciliter l’échange et le partage de données au sein de l’écosystème. 

“Un client pourra facilement stocker ses données chez un fournisseur A et utiliser les services proposés par un fournisseur B”, résume Cédric Prévost, directeur solutions cloud de confiance chez Orange, à L’Usine Digitale.

 

Un objectif de transparence 

Les entreprises recensées devront déclarer où sont stockées les données et où sont implantés les centres data. Elles devront également préciser si elles sont soumises à des réglementations types, (comme le RGPD ou le Cloud Act américain), et informer leurs standards d’opération.

Cette transparence a pour objectif de permettre aux clients de pouvoir rechercher le fournisseur adéquat selon les critères qui les intéressent via un moteur de recherche.

 

La mise en place de cette infrastructure européenne de données, n’a pas pour objectif de concurrencer les pré-existantes. En effet, la volonté première est celle de travailler en commun sur la création d’un écosystème européen qui permettrait aux entreprises européennes d’éviter de stocker leurs données chez les géants américains et chinois. 


Sources : 

Solidarité économique, Acte II : la Commission européenne propose un plan de relance au parlement européen.

« La Commission propose aujourd’hui un nouvel instrument de relance […] dans le cadre d’un budget pluriannuel repensé. Au total, ce plan mobilisera 1 850 milliards d’euros pour réamorcer notre économie et s’assurer du rebond de l’Europe » a exprimé la commission européenne au travers du communiqué de presse qui suivit la réunion du mercredi 27 mai dernier. 

Le rôle de la commission dans le plan de relance : comment fonctionne l’Union ? 

  • La Commission est l’institution de l’Union européenne qui a le monopole de l’initiative budgétaire : c’est la raison pour laquelle elle est l’organe qui a été, ces derniers temps, très impliqué dans l’avenir économique de l’Europe. 
  • Elle représente la première étape de l’adoption du plan de relance qui aura pour ambition d’aider l’Union européenne à se relever de la crise du COVID-19. 
  • La Commission élabore donc un projet budgétaire qu’elle présente par la suite au Conseil et au Parlement européen. 

Ceci a été le fruit de la conférence qui s’est tenu le mercredi 27 mai dernier, durant laquelle la commission européenne a dévoilé au parlement européen son projet budgétaire pluri-annuel pour surmonter la crise économique liée au coronavirus.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. [https://audiovisual.ec.europa.eu/en/photo/P-043339~2F00-10]

Un consensus a-t-il été trouvé ? 

La présidente de la Commission a du faire face à de fortes divergences entre les États européens et a finalement joué la carte du consensus pour satisfaire, tant le couple franco-allemand que les États dits « Frugaux ». Ces derniers (comme l’Autriche, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède) sont réticents à l’idée de simples transferts budgétaires vers des États membres, et préfèrent l’option de prêts (remboursables) aux États les plus touchés.

Véritable équilibre entre les positions de chacun, ce projet reprend la proposition de mutualisation à 500 milliards d’euros, en y ajoutant le principe des prêts, préféré par d’autres États membres. Alors, la Commission s’apprêterait à proposer un fonds de 750 milliards d’euros dont « 500 milliards de subventions et 250 milliards de prêts ».

L’institution souhaite, pour terminer, que l’argent de ce fonds de relance soit dépensé par le biais du budget européen, autour de 3 piliers principaux :

  1. Soutenir les États directement dans leurs réponses et leur plan de relance ;
  2. Soutenir les entreprises et l’économie réelle ;
  3. Créer et améliorer les outils de l’Union européenne existants.

Prochaines étapes ?

Le plan de relance de la Commission a été bien accueilli par le Parlement européen ; ce dernier, accompagné du Conseil, va maintenant devoir débattre des nouvelles propositions et décidera de la forme finale du plan au cours de négociations à venir.

 

Pour voir le discours de la Présidente de la Commission européenne ça se passe ici : https://europa.eu/!pR83gU

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Sources : 

La solidarité européenne face à la crise du Covid-19 : un plan de relance Franco-Allemand “historique”

C’est en décembre 2019 que dans la province de Hubei, à Wuhan, le virus SARS-CoV-2 procura la maladie du coronavirus avant de se propager dans le monde entier  : marquant l’année 2020 d’une pandémie historique. 

Si la crise sanitaire est réelle, elle est accompagnée d’une crise économique majeure. Déjà, le 09 avril dernier, les 27 membres de l’Union européenne se félicitaient d’un accord concernant une réponse économique commune : démontrant une fois encore que face à la menace l’Union fait la force et venant panser les plaies d’une Europe à laquelle on reproche une fracture béante au sein de ses membres. 

C’est pour illustrer la coopération des États membres de l’Union, et la volonté des États fondateurs de faire perdurer le projet de Robert Schuman, que le couple franco-allemand a annoncé, lundi 18 mai, un plan de relance qualifié d’ « historique ».

 

Crédit: Flickr / European Council – CC BY-NC-ND 2.0

En quoi ça consiste ?

C’est un véritable mécanisme de mutualisation de la dette européenne qui a été décidé par le président français et la chancelière allemande, avec un plan de relance de 500 milliards d’euros destiné à aider l’Union européenne à surmonter la crise contre laquelle nous faisons actuellement face. Cette somme sera par la suite distribuée aux États européens, régions et secteurs les plus touchés non pas sous forme d’emprunt mais sous forme de dotation : sans remboursement par les bénéficiaires. 

Cette proposition est qualifiée par Henrik Enderlein, du Centre Jacques Delors de Berlin comme étant « un signal historique », qui démontrerait, selon l’économiste, que face à une crise d’une telle ampleur « l’UE puisse mettre sa propre dette à grande échelle » au travers d’un endettement commun : symbole d’une solidarité économique européenne d’envergure. 

Bien que saluée par la Présidente de la Commission européenne – Ursula von der Leyen, cette initiative doit cependant convaincre les 27 États membres, appelés par le Président du Conseil européen – Charles Michel – à « travailler dans un esprit de compromis ». 

Pour consulter un autre article sur le sujethttps://www.touteleurope.eu/revue-de-presse/revue-de-presse-la-france-et-l-allemagne-proposent-un-plan-de-relance-inedit.html

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Sources :

  • https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/dette-europeenne-pourquoi-le-plan-de-relance-franco-allemand-est-inedit_2126312.html, article consulté le 19 mai 2020 ;
  • https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-un-plan-franco-allemand-inedit-pour-relancer-leconomie-europeenne_3971257.html, article consulté le 19 mai 2020 ;
  • https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/europe/evenements-et-actualites-lies-a-la-politique-europeenne-de-la-france/actualites-europeennes/article/la-solidarite-europeenne-face-au-covid-19, page consultée le 19 mai 2020.