Le Conseil européen

Fin mars 2021 s’est tenu le Conseil européen réunissant ainsi les 27 chefs d’Etats et de gouvernements des pays membres de l’Union européenne en vidéoconférence.

Qu’est-ce que c’est ?

Le Conseil réunit tous les chefs d’Etats des pays membres et intervient généralement en amont des décisions européennes. L’institution définit les grandes orientations politiques de l’Union, impulse les principales mesures et joue le rôle d’arbitre en cas de blocage.

→ Depuis le Traité de Lisbonne, le Conseil européen se retrouve au moins deux fois par semestre, toutefois des réunions extraordinaires peuvent avoir lieux.

D’où il vient ?

Le Conseil européen est l’héritier des anciens sommets européens, c’est en 1974 que fut prise la décision d’instaurer des rencontres régulières qui prennent le nom de  « Conseil européen » : afin de permettre une approche plus globale des soucis que peuvent rencontrer l’Europe, et permettre dans un même temps de coordonner les actions des États membres.

  • Attention, ne confondez pas le Conseil européen avec le Conseil de l’UE (réunissant les 27 ministres d’un domaine spécifique) et le Conseil de l’Europe (organisation internationale extérieure à l’UE).

Son rôle ?

→ Il donne les impulsions et les grandes orientations politiques de l’Union européenne
→ Il permet des concertations étroites entre les différentes États membres, ainsi qu’une conciliation en cas de blocage.
→ Leurs décisions politiques n’ont pas d’effets à proprement parlé : elles ont une portée symbolique importante puisqu’elles marquent l’engagement et la volonté d’action des Etats dans certains domaines.

Le président du Conseil ?

Le Conseil européen est composé des chefs d’Etats, du président de la Commission européenne (actuellement Madame Ursula Von Der Leyen) mais aussi d’un président du Conseil européen (Actuellement Monsieur Charles Michel est en poste).
Lorsque le Conseil européen traite de questions relatives aux affaires étrangères, le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères est présent.
Le président du Conseil est désigné par les 27 chefs d’États membres de l’UE, et assure une fonction diplomatique et permet de donner une meilleure visibilité à l’UE puisqu’il représente l’UE à l’extérieure (le président du Conseil européen a mené les négociations du Brexit).

Que s’est il donc passé fin mars ?

Rien de mieux qu’un exemple pour comprendre le fonctionnement.

Globalement, ce conseil européen était particulièrement tourné vers l’international :
→ Les Chefs d’Etats ont abordés les questions des relations UE-Turquie. Doivent-ils sanctionner, doivent-ils adoucir les relations ? Une chose est sûre les chefs d’États veulent marquer leurs désapprobations face à la détérioration des droits et des libertés en Turquie.

→ L’épineuse question des vaccins : en effet, des tensions naissent puisque les livraisons de vaccins ne sont pas faites dans les délais prévus. Ainsi, la Commission européenne a proposé un projet de mécanisme visant à limiter l’exportation des vaccins, notamment si les principes de proportionnalité et de réciprocité ne sont pas respectés.

→ Et la cerise sur le gâteau : la présence de Joe Biden à la fin de la vidéoconférence des 27 chefs d’États. En effet, ils ont parlé pendant un long moment du développement des relations transatlantiques.
D’autres questions ont aussi été abordés : notamment le passeport vaccinal, la question du Brexit, la gestion de crise de la Covid ainsi que le programme Erasmus.


Source :

L’accord d’investissement Chine – UE : un premier pas vers une relation sino-européenne durable ?

Source : https://www.institutmontaigne.org/blog/accord-dinvestissement-ue-chine-avancees-et-impasses

L’un des principaux objectifs du Conseil de l’Europe depuis la pandémie du coronavirus, est de développer les relations entre l’Union européenne, et la Chine ; c’est d’ailleurs ce qu’a annoncé la Commission  le 30 décembre 2020.
Dans cette perspective, un accord de principe sur l’accord global d’investissements a été rendu. Une fois ratifié, l’accord devrait garantir un meilleur équilibre dans les relations commerciales entre la Chine et les États membres de l’Union.

Cet accord fait suite à une visioconférence réunissant le président chinois Xi Jinping, la présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen, le président du Conseil européen Charles Michel et la chancelière allemande Angela Merkel au nom de la présidence du Conseil de l’UE, ainsi que le président français Emmanuel Macron.

Contenu de l’accord

→La Chine s’engage dans cet accord à garantir un traitement équitable des entreprises européennes afin qu’elles puissent affronter la concurrence en Chine de manière plus équitable.

→La Chine devrait par ailleurs, intégrer la durabilité dans les relations avec l’UE en matière d’investissements. C’est-à-dire que les relations commerciales devront se baser en partie sur la notion de développement durable (un élément clé de la Commission d’Ursula Von Der Leyen).

Et le respect des droits de l’Homme dans tout ça ?

Cet accord n’est pas forcément le bienvenu dans l’opinion publique. En effet, alors que le Canada, les Etats-Unis et le Royaume-Unis ont interdis l’importation de produits issus du travail forcé des Ouïghours, l’UE choisit de “créer un partenariat” avec la Chine.
Outre l’aspect durable et environnemental que l’UE a ramené au centre des relations dans cet accord, l’Union a aussi réussi à faire avancer la Chine en matière de respect des droits de l’Homme et de droit du travail. En effet, la Chine a accepté de déployer des efforts soutenus pour ratifier les conventions fondamentales de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) sur le travail forcé.
De plus, chaque partenariat devra faire preuve d’une très grande transparence en matière de travail.

Toutefois, le traité doit encore être signé par les parties prenantes et des négociations doivent encore avoir lieux, et ce dans un délai de deux ans.


Sources :

  • https://www.vie-publique.fr/en-bref/277968-ue-chine-premiere-etape-vers-un-accord-global-sur-les-investissements
  • https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_20_2541
  • https://www.institutmontaigne.org/blog/accord-dinvestissement-ue-chine-avancees-et-impasses
  • https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/31/la-chine-et-l-union-europeenne-concluent-un-accord-de-principe-sur-les-investissements_6064888_3210.html
  • https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/30/ue-et-chine-concluent-un-accord-de-principe-controverse-sur-les-investissements_6064840_3210.html
  • https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/interview/accord-dinvestissements-ue-chine-lautonomie-strategique-cest-affirmer-ses-interets-et-ses-principes/

L’Union européenne : de 6 à 27 Etats membres

Depuis la création de la CECA en 1951, le nombre d’Etats membres a changé au fur et à mesure du temps, et est passé de 6 à 27 pays aujourd’hui. En effet, l’UE a connu 7 grandes vagues d’élargissement.

1956 et le Traité CECA : un début à 6.

Aussi appelé Traité de Paris, le traité CECA est signé le 18 Avril 1951 par la République Fédérale d’Allemagne, la France, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. Suite à la Seconde guerre mondiale, une volonté d’instaurer une paix durable naît en Europe. L’idée de ce Traité est alors de permettre la paix en soumettant les ressources primaires nécessaires à l’économie de guerre des États concernés. Ce traité est considéré comme l’un des actes fondateurs de l’Union européenne.

Les même États signeront en 1957 le Traité de Rome, instituant une Communauté européenne économique ayant pour mission l’établissement d’un marché commun et le rapprochement progressif des politiques économiques des États membres, de promouvoir un développement harmonieux des activités économiques dans l’ensemble de la Communauté, une expansion continue et équilibrée, une stabilité accrue, un relèvement accéléré du niveau de vie, et des relations plus étroites entre les États qu’elle réunit.

1973 : 1er élargissement 

Après des refus successifs de la part de la France, et une peur du Royaume-Uni de céder une partie de sa souveraineté, en 1973, le Royaume-Uni, l’Irlande et le Danemark rejoignent la Communauté Economique Européenne. La communauté économique passe donc de 6 à 9 membres.

1981 : 2ème élargissement 

En 1981, la Grèce rejoint la communauté. Après un redressement économique important à la suite de soucis politiques internes, la Grèce réussit à rentrer dans la CEE et devient ainsi le 10ème membre.

1986 : 3ème élargissement 

En 1986, l’Espagne et le Portugal s’ajoutent à la communauté. C’est à la suite de la mort de Franco et à la fin des régimes dictatoriaux que ces deux pays peuvent adhérer à la CEE, et font ainsi porter le nombre de membres à 12.

1995 : 4ème élargissement

C’est au tour de l’Autriche, la Suède et de la Finlande de rentrer dans la communauté en 1995. Ces pays font monter le nombre d’Etats membres à 15.

2004 et 2007 : les 5ème et 6ème élargissements 

À la suite de la chute du bloc Soviétique, les pays de l’Est vont adhérer peu à peu à l’UE. Ainsi, en 2004 Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Slovénie rejoigne l’Union européenne. C’est le premier élargissement d’une telle ampleur pour l’Union.

Puis en 2007, la politique d’intégration continue avec l’adhésion de la Bulgarie et la Roumanie.

2013 : 7ème élargissement

En 2013 c’est la Croatie qui rejoint l’Union Européenne, et devient ainsi le 28ème Etats membres.

2020 : le 1er rétrécissement

Après son entrée en 1973, le Royaume-Uni quitte l’Union Européenne en 2020 portant ainsi le nombre d’Etats membres à 27.

 


Sources :

Les critères et la procédure d’adhésion à l’Union européenne

Image provenant du site : https://www.alternatives-economiques.fr

L’Union européenne n’est pas une organisation figée, si les États membres peuvent librement en sortir, de nouveaux peuvent également y adhérer sous certaines conditions dictées à l’article 49 du Traité sur l’Union européenne.

Le dépôt de candidature :

Généralement, avant de déposer une candidature à l’adhésion de l’UE, il va y avoir au préalable un “accord d’association” mettant en place une zone de libre-échange avec l’UE (comme se fut le cas pour la Serbie en 2008). Si la signature d’un tel accord ne garantit pas l’adhésion, cela reste un moyen pour l’Etat de commencer à intégrer dans son droit les règles de l’Union qu’il devra, à terme, entièrement adopter.

Le statut du pays candidat :

La demande d’adhésion officielle est soumise au Conseil de l’UE. La Commission européenne émet un avis officiel et le Parlement européen peut donner son accord ou non, puis le Conseil se prononce en faveur ou non.

La stratégie de pré-adhésion :

Une fois le pays devenu candidat, une stratégie de pré-adhésion est mise en œuvre. Le but est de familiariser le pays candidat à l’UE avec les politiques et procédures européennes, il peut donc participer aux programmes européens, et est dans la possibilité de recevoir une aide financière.

Ce soutien a pour objectif d’aider l’État à entreprendre les réformes nécessaires pour respecter les normes européennes.

Les conditions d’adhésion :

Un État qui souhaite intégrer l’Union doit satisfaire quatre conditions d’adhésion. Le Conseil européen de Copenhague en décembre 1993 a consacré les 3 critères suivants :

  • Les critères politiques : institutions stables garantissant la démocratie, l’état de droit, le respect des minorités et leur protection ;
  • Le critère économique : économie de marché viable et capable de faire face aux forces du marché et à la pression concurrentielle à l’intérieur de l’Union ;
  • L’acquis communautaire : aptitude à assumer les obligations découlant de l’adhésion, et notamment à souscrire aux objectifs de l’Union politique, économique et monétaire.

Le quatrième critère a été précisé en 2006, à la différence des autres, ce critère ne dépend pas du pays candidat à l’adhésion mais de l’UE :

  • La capacité d’intégration : l’UE doit être en mesure d’assimiler de nouveaux membres et d’approfondir l’intégration.

Depuis le Conseil européen de Madrid, en 1995, “les pays candidats doivent être en mesure d’appliquer les règles et les procédures européennes”.

→ Pour que le Conseil européen décide de l’ouverture des négociations à l’unanimité, le critère politique (respect de la démocratie et des droits de l’homme) doit être rempli. Une fois les négociations d’adhésion ouvertes, la Commission européenne mesure l’application des autres critères de Copenhague et contrôle leur respect.

Signature du traité de l’adhésion :

Le résultat des négociations est donc soumis au Conseil de l’UE et au Parlement européen pour accord.

Adhésion à l’UE :

L’adhésion devient effective dès lors que le traité, ratifié par les États membres, entre en vigueur : à ce moment-là, le pays candidat devient officiellement un État membre.


Sources :

Le Parlement européen et les eurodéputés

Hémicycle du Parlement européen, Strasbourg – Crédit photo : Luca Campisi

  • Rôle: organe de l’Union européenne élu au suffrage universel direct, doté de compétences législatives, budgétaires et de surveillance.
  • Membres: 705 députés (membres du Parlement européen)
  • Président: David-Maria Sassoli
  • Création: 1952 en tant qu’Assemblée commune de la Communauté européenne du charbon et de l’acier, 1962 en tant que Parlement européen (premières élections directes en 1979)
  • Sièges: Strasbourg (France), Bruxelles (Belgique) et Luxembourg (Luxembourg)
  • Site webParlement européen

Le Parlement européen a 3 rôles principaux :

  • Un rôle législatif

Le Parlement européen adopte la législation de l’Union conjointement avec le Conseil de l’Union européenne, sur la base de propositions de la Commission européenne et se prononce également sur les accords internationaux. Lorsque la Commission lui présente son programme de travail, il l’examine et peut l’inviter à présenter des propositions législatives.

  • Un rôle de surveillance 

Le Parlement européen exerce un contrôle démocratique sur toutes les institutions de l’Union, il élit le président de la Commission et approuve la Commission en tant que collège. Il également peut voter une motion de censure, obligeant la Commission à démissionner.

Véritable institution démocratique, il examine les pétitions des citoyens et lance des enquêtes.

  • Un rôle budgétaire

Le Parlement établit le budget de l’Union, conjointement avec le Conseil et approuve le budget à long terme de l’Union (le «cadre financier pluriannuel»).

La composition du Parlement européen :

Composé à ce jour de 705 eurodéputés, le nombre de députés européens dont dispose chaque État membre est plus ou moins proportionnel à sa population. Ces derniers sont regroupés selon leur affiliation politique, et non par nationalité.

Le président représente le Parlement vis-à-vis des autres institutions de l’Union et du monde extérieur.

Distribution des sièges au Parlement européen :


Sources :

Le pacte vert européen ou la loi climat

L’un des principaux objectifs de la Commission Européenne sous la direction d’Ursula von der Leyen est de rendre l’Europe plus verte, plus respectueuse de l’environnement, ainsi elle a mis en place une feuille de route environnementale qui vise à rendre l’Europe neutre en carbone d’ici 2050.

  • Ainsi, les 3 grands objectifs de cette grande loi climatique sont :
    Intégrer l’objectif de neutralité climatique d’ici à 2050 dans la législation européenne ;
  • L’UE devra éliminer au moins la même quantité de CO2 qu’elle produit ;
  • Le Parlement Européen veut augmenter l’objectif de réduction des émissions à 60% d’ici à 2030.

Cette loi a été adoptée par le parlement européen le 8 octobre 2020, après avoir été proposé par la Commission Européenne le 4 mars 2020.

Les différents points de ce pacte vert européen :
-Renforcer l’ambition climatique de l’UE pour 2030 et 2050
-Fournir de l’énergie propre durable et sûre
-Mobiliser l’industrie pour une économie propre et circulaire
-Construction et rénovation économes en énergie et en ressources
-Une ambition « zéro pollution »
-Rétablir nos écosystème et la biodiversité
-Un système alimentaire plus juste, plus sain et plus respectueux de l’environnement
-Accélérer la transition vers une mobilité durable et intelligente

Le but est de promouvoir l’utilisation efficace des ressources en passant à une économie propre et circulaire, ainsi que de restaurer la biodiversité et de réduire la pollution.
Tous les secteurs de l’économie devront y passer, ainsi il faudra : investir dans des technologies respectueuses de l’environnement ; soutenir l’innovation dans l’industrie ; déployer des moyens de transport privé et public plus propres, plus abordables et plus sains ; décarboner le secteur de l’énergie ; améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, et travailler avec des partenaires internationaux pour améliorer les normes environnementales mondiales.

Un programme bien ambitieux pour l’UE, leader dans le domaine de l’environnement.


Sources : 

L’Initiative Citoyenne Européenne – « Minority SafePack » – Un million de signature pour la diversité à travers l’Europe

L’ICE

L’Initiative Citoyenne Européenne existe depuis la Commission de Jean Claude Juncker (2014-2019) afin de rendre “l’Union européenne plus démocratique et plus transparente”.
Il s’agit d’intégrer dans le processus législatif de l’Union européenne une part de démocratie participative en donnant aux citoyens européens « la possibilité d’exprimer leurs préoccupations d’une manière très concrète et d’influer sur le programme politique et législatif de l’UE ». En cela, l’ICE est une manière pour les citoyens d’interpeller la Commission sur un sujet spécifique qui leur importe afin qu’elle propose des mesures législatives.
Pour lancer une ICE il faut sept citoyens majeurs issus d’au moins sept Etats membres différents et doivent donc former un comité de citoyen afin d’amorcer l’écriture de l’initiative. Une fois formé, le comité enregistre sa proposition sur le site de la Commission et aura alors 12 mois pour collecter au minimum 1 million de signatures de personnes majeures issus de 7 Etats membres différents.

L’ICE Minority SafePack

Cette ICE a été enregistrée par la Commission Européenne le 4 avril 2017. Les collectes des signatures ont pu commencer ce jour et aboutir un an après, donc le 4 avril 2018. Elle a récolté en tout 1 123 422 signatures issues de 28 pays différents. Cette initiative a été validé le 1er janvier 2021 et a fait l’objet d’une réponse par la Commission le 15 janvier 2021.
L’objet de cette ICE et de proposer un ensemble de législations pour la protection des minorités nationales, et plus généralement une série d’actes en faveur des droits des minorités, et notamment les droits de leurs langues et la protection de leurs cultures.

9 mesures enregistrées par la Commission Européenne

1.Recommandation de l’UE pour la défense et la promotion de la diversité culturelle et linguistique
2.Programme de soutien pour petites communautés linguistiques
3.La création d’un Office pour la diversité linguistique
4.Admission de la protection des minorités nationales et de la promotion des diversités culturelles et linguistiques aux projets du Fonds de l’Union Européenne pour le Développement Régional
5.Faire avancer la recherche sur la plus-value procurée par les minorités dans nos sociétés et en Europe
6.Ambitionner l’égalité pour les minorités sans Etat (exemple des Rom)
7.Une loi européenne ambitieuse pour les droits fondamentaux afin que les médias et services en langues maternelles soient protégées
8.Liberté de création et d’utilisation de contenus audiovisuels dans les régions de minorités
9.Insertion sans condition des minorités dans les programmes régionaux et nationaux de conservations culturelle, des médias et du patrimoine.


Sources :

http://www.minority-safepack.eu/#stories

https://europa.eu/citizens-initiative/node/406_fr

https://europa.eu/citizens-initiative/initiatives/details/2017/000004_fr

https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32017D0652

La place de l’Union européenne dans la vaccination

Crédits : Pavlo Gonchar/SOPA Images/LightRocket – Getty

Alors que la pandémie frappe de plus en plus l’Union Européenne, la Commission a décidé de prendre en main les choses, via les commandes de vaccins à diverses entreprises. Elle joue ainsi le rôle de coordinateur dans l’approvisionnement des vaccins pour les Etats membres.

La Commission européenne a donc investi plus de 2 milliards d’euros dans les vaccins, et a commandé ainsi un peu plus de 2 milliards de doses de vaccins à des entreprises différentes; elle cherche à placer la santé des citoyens européens au centre, et de rendre accessible au maximum le vaccin sur la scène internationale.
Ainsi les campagnes de vaccination, grâce à la Commission européenne, ont pu être lancé fin décembre dans les Etats membres.

L’Union européenne a une approche coopérative et multilatérale. En effet, elle part du principe que l’UE sera en sécurité dès lors que l’ensemble des pays le sera. Ainsi, 15 milliards d’euros ont été récoltés de la part des pays les plus riches et avancés dans la recherche des vaccins, afin de rendre le vaccin accessible à l’échelle mondiale.

Le deuxième point d’action de l’Union Européenne est le financement de la recherche privée. L’UE se place comme financeur des projets proposés par les laboratoires privés. En contrepartie les laboratoires s’engagent à fournir les pays européens dans un premier temps.

La Commission tente de coordonner la distribution des doses de vaccins de manière égale dans les 27 pays membres de l’Union Européenne.


Sources:

https://www.touteleurope.eu/actualite/vaccin-contre-le-covid-19-quel-role-joue-l-union-europeenne-1.html

https://ec.europa.eu/info/live-work-travel-eu/coronavirus-response/public-health/coronavirus-vaccines-strategy_fr

https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/vaccins

Brexit : quel accord entre le Royaume Uni et l’Union européenne ?

Le passage en 2021 a marqué l’Union européenne : c’est en effet le 1er janvier que la sortie du Royaume-Uni de l’organisation est devenue effective. Le Brexit a commencé en 2016, suite au référendum lors duquel les Britanniques se sont prononcés en faveur d’un Brexit. 4 ans : c’est le nombre d’années qui furent nécessaires pour trouver un accord entre l’organisation et le Royaume-Uni afin de déterminer les conditions et conséquences de ce Brexit.

C’est le 24 décembre 2020 que le Deal est trouvé entre Londres et Bruxelles, une semaine avant la sortie du Royaume-Uni du Marché unique et de l’Union douanière. Cet accord doit cependant être ratifié par le Parlement européen à l’occasion d’une session plénière au mois de février 2021. Un dernier vote qui mettrait donc fin à quatre ans d’un intense feuilleton de négociations ouvert en mars 2017.

Alors, de quoi est constitué l’accord “de commerce et de coopération” signé le 24 décembre 2020 ? 

Boris Johnson and Jean-Claude Juncker at the European Council summit

Le commerce :

Le principe même de l’UE repose sur le marché commun (institué par le Traité de Rome en 1957). Le Royaume-Uni voulait toujours avoir accès à ce marché géant : point accepté par l’UE. Toutefois, le Royaume-Uni devra continuer de respecter les normes ainsi que les règles européennes. Il y aura donc des contrôles aux frontières et des déclarations devront être faites pour les importations et les exportations des deux côtés.

La concurrence :

L’une des craintes de l’UE était de voir s’installer outre-Manche un paradis fiscal et donc l’instauration d’une concurrence plus que déloyale…
Mais en contrepartie de l’accord de l’accès au commerce européen, le Royaume-Uni doit respecter absolument toutes les règles : ainsi, le Royaume-Uni ne peut pratiquer aucun type de Dumping. Dans le cas où les écarts deviendraient toutefois trop élevés, l’UE aurait la capacité de réinstaurer des droits de douane.

La gouvernance :

Dans le cas où l’accord ne serait pas respecté, il faudrait donc qu’un juge ou un législateur ait la capacité de juger et de condamner. Il a donc été crée pour l’occasion un Conseil de partenariat, composé de représentants de l’UE et du Royaume-Uni et se réunira dans des configurations différentes en fonction des litiges.

La pêche :

Ce domaine est celui qui a le plus posé problème. Le Royaume-Uni reprend la possession pleine de ces pouvoirs.

La sécurité :

La coopération judiciaire et policière continuera entre l’UE et le Royaume-Uni, elle se fera via Europol et Eurojust.

Circulation des personnes :

Toutefois, il n’y a plus de libre circulation des personnes entre l’UE et le Royaume-Uni et au sein de ces espaces. Les contrôles se feront pour les courts séjours à la frontière, et pour les séjours de plus de 6 mois, il faudra un visa.
Pour les Européens désirant travailler au Royaume-Uni, il faudra un visa de travail qui sera accordé uniquement dans le cas où le salaire sera supérieur à 30 000 euros environ (afin d’éviter la course aux petits jobs).

Erasmus :

Malheureusement, le programme s’arrête, car ce programme serait trop coûteux d’après le premier ministre britannique : il ne sera donc plus possible d’aller effectuer ces études dans le cadre de ce programme. Boris Johnson souhaite tout de même lancer un nouveau programme pour permettre aux étudiants britanniques de voyager dans le cadre universitaire.


Sources : 

https://brexit.gouv.fr/sites/brexit/accueil.html

https://www.touteleurope.eu/actualite/brexit-les-principaux-points-de-l-accord-entre-le-royaume-uni-et-l-union-europeenne.html

https://www.france24.com/fr/europe/20201231-accord-post-brexit-ce-qui-change-au-1er-janvier-2021

https://www.lemonde.fr/international/article/2020/12/31/l-accord-sur-le-brexit-n-est-que-le-debut-de-longues-negociations-avec-le-royaume-uni_6064926_3210.html

Les évènements clés qui ont marqué l’Union en 2020

Nous pensons tous à la pandémie que nous traversons depuis mars 2020, mais il y a eu aussi de bonnes nouvelles telles que l’adoption de la loi climat (avec de nouveaux objectifs climatiques ambitieux), ainsi qu’un débat sur les valeurs de l’UE (notamment l’État de droit).
Voici donc un bref retour sur les moments clé de l’année 2020 :

Janvier 2020 : La Grande-Bretagne quitte officiellement l’Union européenne avec une période de transition qui se termine fin 2020. Les négociations commencent alors pour préciser les relations que le pays aura avec l’UE à l’avenir.

Mars 2020 : L’Europe est déclaré comme épicentre mondial du coronavirus par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Juillet 2020 : Un accord est proposé conjointement par la France et l’Allemagne sur un plan de relance et le budget pluriannuel de l’UE.

Août 2020 : Opposition en Biélorussie à la suite des élections, l’UE sanctionne le régime en place. Le Parlement Européen, quant à lui, attribue le prix Sakharov (pour la liberté de l’esprit) à l’opposition démocratique en Biélorussie.
Ce mois est aussi marqué par le début des tensions avec Ankara en Méditerranée Orientale.

Octobre 2020 : Deuxième vague du Covid, un bon nombre d’États membres prennent la décision de reconfiner la population.

Novembre 2020 est marqué par deux événements : tout d’abord, l’élection américaine qui pose la question de l’avenir transatlantique et par les premiers vaccins annoncés contre le coronavirus, annonçant une lueur d’espoir pour 2021.

Décembre 2020 : Le 24 décembre, un deal est enfin trouvé entre Londres et Bruxelles ! Une semaine avant la sortie du Royaume-uni de l’Union, un accord “de commerce et de coopération” est finalement adopté.

Outre la pandémie qui a monopolisé l’actualité de cette année, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi eu les explosions à Beyrouth, des incendies dévastateurs en Australie ainsi qu’en Californie ou encore le report des jeux Olympiques.


Sources :

  • https://www.touteleurope.eu/actualite/les-10-dates-qui-ont-change-l-europe-en-2020.html
  • https://fr.news.yahoo.com/15-%C3%A9v%C3%A9nements-scientifiques-marqu%C3%A9-lann%C3%A9e-154423531.html
  • https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/monde-les-dix-evenements-qui-marqueront-2020-1159631